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⇦RetourPetite histoire du prieuréLes derniers vestiges du prieuré de Saint-Michel de Connexe se dressent à une heure de marche de Champ sur Drac-village. Le prieuré se situe sur le chemin de la promenade jusqu'à la Roche Courbière, qui suit un arborétum créé par l’association Adice de la commune. Ce prieuré date du XI ième siècle. La vie religieuse s’y est déroulée pendant 600 ans et il s’est dégradé par non entretien par la suite. La récupération des pierres travaillées, le pillage des chapiteaux et de nombreuses fouilles pratiquées à la recherche d'un hypothétique trésor, fragilisèrent ses restes et sa dernière arche tomba à la suite d’une tempête en février 1996. Le prieuré de St-Michel de Connexe, est donné aux bénédictins de St-Chaffre en 1012. On trouve dans le cartulaire de cette abbaye "... parmi lesquelles, le lieu de St-Michel apparaît convenable et apte à la vie religieuse ; il est non loin de Vif, au-dessus du fleuve appelé Dravus, sur le flanc de la montagne qui est dite Conissa. Le seigneur Lantelme le fit construire à condition d’y être enterré, laissant à ce même lieu des biens-fonds et des églises, situées non seulement dans ce diocèse, mais aussi dans ceux de Gap et de Maurienne...". En 1179, le Pape Alexandre III confirme par une Bulle la possession de St-Michel de Connexe, à l'Abbaye de St-Chaffre, en même temps que des chapelles, églises ou monastères voisins. Le prieuré St Michel avait alors sous sa dépendance directe les petits prieurés de Risset, de St-Ange et de St-Eynard. Il exerçait aussi son patronage sur les églises paroissiales de St-Pierre et St-Paul de Varces, les chapelles Notre-Dame des Autels et de la Madeleine. C’est dire que le prieuré avait une certaine importance dans la région. La vie religieuse s’y déroule sans traces autres que la nomination des prieurs. Avec le XVe siècle, le prieuré subit les guerres de religion et vit une alternance d’occupations et d’abandons. L'Évêque de Grenoble, Siboud ALLEMAN, lors de sa visite pastorale en 1445 trouve que les constructions, y compris l'église, menacent ruine, que deux moines seulement y vivent sur place, au lieu des cinq qui devaient entourer le prieur ; il ordonne que des réparations soient effectuées dans les deux ans et la résidence effective de tous les moines. Enfin, le 17 mars 1791, les masures et l'Église du Prieuré St-Michel furent vendues comme biens nationaux, au Sieur LONG, propriétaire à Champ-sur-Drac. Le prieuré devint une exploitation agricole et les murs de la nef avec la crypte servirent de refuge aux moutons. Depuis les propriétaires se sont succédés morcelant les parcelles au grès des successions, sans que la valeur historique du lieu ne prenne le pas sur sa valeur foncière. Les hommes et le temps ont fait leur œuvre et aujourd'hui ne subsistent que quelques pierres que nous tentons de sauver.
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